Le 31ème rapport sur l’état du mal-logement en France de la Fondation pour le logement, dresse une nouvelle fois un constat alarmant : 350 000 personnes sans domicile, 912 décès dans la rue en 2024 (soit 16% de plus en un an) dont 31 enfants de moins de quatre ans, 590 000 personnes hébergées chez des tiers (hors parents) et 2,8 millions de ménages dans le pays toujours en attente d’un logement public en 2025, un nouveau record !
Depuis trop longtemps, les gouvernements successifs poursuivent une politique de désengagement massif en matière de logement. En Val-de-Marne, cette logique est pleinement assumée par la droite départementale. Dans le sillage des politiques nationales et régionales de leurs alliés, elle contribue à aggraver une crise du logement déjà à son paroxysme.
En 2025, 8 millions € ont été retranchés des crédits d’investissement pour le logement par O. Capitanio et sa majorité. Depuis 2024, plus aucune construction ni réhabilitation de logements publics n’est soutenue par le Département dans les villes comptant plus de 40% de logements sociaux. Une décision injustifiable, alors même que ces villes compensent souvent le manque d’ambition de nombreuses communes de droite qui refusent toujours de respecter la loi SRU.
L’exemple de Saint-Maur-des-Fossés est révélateur : chaque année, la municipalité préfère payer des amendes plutôt que de construire des logements publics.
Avec 11,5 % de logements sociaux, loin des 25 % exigés par la loi, la ville s’est pourtant vu infliger 5,5 millions d’euros de pénalités au titre de l’année 2024. Malgré cela, le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a récemment salué de prétendus « efforts » de la commune, allant jusqu’à
accorder une réduction de moitié de son amende, véritable grâce politique pour une ville hors-la-loi.
Cette orientation se retrouve également dans la loi dite CHOC (Conforter l’Habitat, l’Offre de logements et la Construction), adoptée en première lecture au Sénat et transmise à l’Assemblée nationale, portée par les sénateurs LR Dominique Estrosi Sassone et Mathieu Darnaud.
Ce texte vise notamment à affaiblir la loi SRU et à acter le désengagement de l’État du Fonds national des aides à la pierre.
Alors que plus de 120 000 Val-de-Marnais·es attendent toujours un logement public et que 9,8 millions de français·es vivent sous le seuil de pauvreté, l’urgence est ailleurs : garantir le droit effectif à un logement digne et décent.
Notre groupe porte une autre ambition : soutenir massivement les bailleurs sociaux publics, sanctionner réellement les maires qui bafouent la loi SRU, renforcer les aides aux locataires et abonder les aides nationales à la pierre.
Le droit au logement public pour toutes et tous restera toujours l’un des piliers de nos combats.
